Humeur : Bonne
Musique : /
Je suis donc allée voir ladite exposition, le dernier jour, comme ça m'arrive souvent.
A la base je devais y aller avec Souad et le sournois, mais à cause de la neige (ne cherchez pas à comprendre, on peut circuler dans mon bled en pente, mais pas à Vénissieux), elle ne pourra pas venir, et je m'y retrouve à l'heure de la sieste avec mes parents.
J'avais jamais mis les pieds au Musée de la Résistance et de la Déportation, c'est plutôt ce qu'il y a en face qui m'intéresse d'habitude (le bâtiment (administratif) de l'IEP).
J'apprend donc d'emblée que c'était les anciens locaux de la Gestapo. Et aussi que la carte M'ra ne marche pas le dimanche (putain de dieu). Tant pis, on se paye 3 billets et direction l'expo au sous-sol.
On traverse une "intro" à l'exposition permanente qui porte sur l'école sous le régime de Vichy, ça nous rendrait malade, avec la fête des mères, les cahiers à l'écriture soignée, le mot "perso" de Pétain aux meilleurs élèves de l'année, les photos de classe plus que retro, et un mot à la bouche "gnangnan". Le vieille propagande "le bon élève français se tiens droit". Qu'est-ce qu'il pleurerait Pétain, en les voyant aujourd'hui les bons élèves français, allongés sur leurs tables.
Bref. On descend, petit texte trop long pour être, et d'emblée, des images fortes.
Le bulldozer de je-sais-plus-quel-camp (mais y'avait deux B dedans) en train de pousser les corps d'une bonnes trentaines de juifs squelettiques à la limite du supportable.
Clichés connus, stéréotypes, détournements. On a droit à tout. Et pas qu'a la Shoah. J'en aurais fait une overdose. Il y avait beaucoup de photos des victimes des famines en Afrique, des affiches d'Action contre la faim, d'Amnesty International, etc...
Il y a deux affiches qui m'ont beaucoup marqué, la première nous montrait une femme africaine, squelettique, la peau ridée, le sourire écorché, on lui donnait 70 ans, et puis dessous, une femme avec sourire rayonnant, ronde, belle, même pas 20 ans. C'était les mêmes femmes, à quelques mois d'intervalle. L'une nourrie, l'autre pas.
La seconde, c'était une photographie prise dans le métro parisien, deux affiches se côtoyaient. L'une d'Action contre la faim, montrait un enfant aussi maigre qu'un clou en portant un autre, tout aussi maige, avec pour slogan "On pourra pas dire qu'on savait pas". A côté, une pub pour une station de sport d'hiver ou de voyage, avec une dame blonde souriante et bien épaisse. Ecoeurant.
Et puis cette femme, plaestinienne je crois, qui vient de perdre des membres de sa famille dans un attentat terroriste, on aurait dit la vierge marie dans une pieta.
Les photos des suicidés contre le grillage électrique pendant la Shoah.
E T C . . .
Des choses joyeuses qui mettent du baûme au coeur quoi.
Mais des choses à voir.
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